30.04.2007
Blind Willie Johnson
Au détour d’un film, tu entends une chanson inclassable ; une litanie qui fait redresser les poils d’un corps éreinté par le manque de sommeil. Une voix déchirante, pas de paroles, une guitare et la magie d'un blues spirituel qui transcende les religions. La chanson s’appelle ‘Dark Was The Night (Cold Was The Ground)’. Elle est de Willie Johnson. Cette voix hante ta nuit d’insomnie et tu te retrouves, à 5h du matin, entrain de contenir tes larmes en écoutant un homme, rendu aveugle par sa belle-mère, et qui fut retrouvé mort, une nuit de grand froid, sous des journaux dans les ruines de sa maison incendiée.
05:24 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
11.12.2006
L'erreur est humaine
...
-Lui : Je suis prêt à te pardonner.
-Elle : Mais, c toi qui m’a trompé gros connard.
-Lui : Merde, je me suis trompé de numéro.
...
22:03 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
18.08.2006
Confession
Il est très difficile pour un jeune homme aimant se targuer de son cynisme sans failles, de son incapacité à considérer la vie autrement que comme une vaste blague, de son mépris pour la grandiloquence ; il est très dur pour ce jeune homme portant encore sur son corps les stigmates d’une enfance difficile (Ses parents refusaient, parfois et en dépit de ses suppliques pathétiques, de lui acheter la glace du vendeur ambulant qui stationnait en face de son école), écorché vif n’ayons pas peur des mots, endurci par une adolescence sans boutons mais avec moult râteaux, aguerri par une prime jeunesse où, malgré les quelques milliers d’euros gagnés par mois, ses parents continuaient à lui envoyer de quoi financer ses soirées de beuverie entre amis ; il est très dur pour ce jeune homme ambitionnant un dandysme germanopratin bon teint de confesser ce qui suit :
Aujourd’hui, 6h du matin heure de Paris, j’ai pleuré. J’ai pleuré à la fin de ‘La vie est belle’ de Frank Capra. Je ne sais pas ce qui m’a pris. La nuit blanche, la fatigue, le stress de la journée de travail dont le soleil commence à poindre, peut-être. J’ai pleuré devant l’antithèse de tout ce que j’ai toujours défendu (en tous les cas, depuis que j’ai arrêté de défendre les goûts vestimentaires des Bee-Gees, soit il y’a 3 mois. Dilemme cornélien posé par mon amie : Soit renoncer aux pattes d’éléphant et aux talonnettes, soit renoncer à elle. Je me résolus à renoncer à ma période disco mais elle me préféra un rescapé de la période hippie. Plus mûr avait été son explication). J’ai pleuré et je n’en suis pas fier. J’ai pleuré à la fin d’un film dont l’humanisme est encore plus dégoulinant qu’une barre de chocolat oubliée dans une poche un jour de chaleur à Riyad, dont l’humour est aussi gesticulant que celui de Jerry Lewis, Louis de Funes et le mime Marceau réunis. J’ai pleuré devant un film que je n’aurais pas d aimer, que j’aurais du critiquer sans le voir. Foutue éducation de chiottes primant le pathos.
Je suis bon pour trois mois de BHL.
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